Dans ce contexte particulier, j’aimerais vous faire part de ma préoccupation après la lecture de deux articles relatifs à la mise en œuvre des dispositifs d’accueil et de scolarisation de primo-arrivants (DASPA) dans des établissements avoisinant le centre Fedasil (Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile) d’Herbeumont.
Tout d’abord, je reviendrai sur les deux exemples contrastés dont il est question. Le premier est positif: quatre écoles ont décidé collectivement de se lancer dans cette aventure humaine qu’est le DASPA, en accueillant chacune une dizaine d’élèves primo-arrivants. Ce processus semble se dérouler dans un contexte particulière-ment chaleureux, solidaire et collectif. L’exemple suivant est moins reluisant, puisque l’école communale d’Herbeumont a dû faire le constat d’une réduction drastique du nombre de réinscriptions à la suite de l’ouverture de l’établissement à des élèves primo-arrivants.
Je suis particulièrement attentif à ce que notre Fédération Wallonie-Bruxelles soit hospitalière, conformément à la résolution parlementaire adoptée il y a plus d’un an. Je suis convaincu que le dispositif DASPA s’inscrit dans cette mouvance, mais je ne vous cache pas que ce second exemple me questionne par rapport à notre capacité collective de rendre nos écoles hospitalières pour tout un chacun.
Êtes-vous au courant des difficultés rencontrées à Herbeumont? Existe-t-il d’autres cas semblables? Quelle analyse faites-vous de cette situation? Comment la Fédération Wallonie-Bruxelles peut-elle soutenir les établissements qui décident de participer à cette aventure solidaire? Je ne parle pas ici d’un soutien pédagogique, mais bien d’un soutien social pour permettre à un maximum d’établissements scolaires d’adhérer à ce projet. Celui-ci doit être collectif pour être une réussite.
Retrouvez mon intervention ainsi que la réponse de la ministre sur le site du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.